News

Great Place To Work : notre pari d’une autre forme de bien-être au travail

Picture of Jean-Louis Benard Par   Jean-Louis Benard  

Sociabble vient d’être labellisé Great Place To Work. Encore une startup qui obtient le label, rien de neuf sous le soleil, pourrait-on dire. Pourtant cette certification, avec un indice de satisfaction à 90%, loin des 65% requis, a une signification bien particulière pour nous. Elle essaie, modestement, d’envoyer un message : on peut être une entreprise où il fait bon travailler sans céder aux pressions du monde fou des startups. Au travail aussi, il y a ceux qui préfèrent Terres d’Aventure à Costa Croisières.

Lorsque nous avons créé Sociabble, nous avons fait le pari de construire une entreprise globale, qui puisse s’auto-financer et grandir sereinement dans un écosystème qui, au contraire, favorise l’hyper-croissance financée à perte.
Pas une entreprise bas de gamme, qui survivrait dans un environnement difficile, mais une entreprise où la barre est mise au plus haut, qui puisse exceller sur chaque compartiment du jeu.

8 ans de navigation à contre-courant plus tard, Sociabble comptabilise déjà trois années de rentabilité, tout en maintenant une croissance de plus de 25% par an. Nous sommes présents en Europe, en Amérique du Nord et en APAC, avec plus de 50% de nos ventes hors de France. Notre solution SaaS est référencée par les analystes américains comme l’une des plateformes principales sur notre marché.

Cette formidable aventure est le fruit du travail de nos équipes. Pas des diplômés d’Harvard ou du MIT, ayant fait leurs armes chez les GAFAM. Non. Des gens normaux, qui, confrontés à des défis incroyables, se sont révélés extraordinaires. Des Français, des Américains, des Anglais, des Indiens, des Canadiens, des Espagnols, et bien plus encore : chez Sociabble plus de 13 nationalités sont représentées. Toutes et tous animés par une envie de progresser et de réussir. La question à laquelle il fallait répondre était la suivante : est-ce qu’au final cette entreprise est aussi un lieu où il fait bon travailler ?

La notion de bien-être au travail, elle aussi, a subi l’influence des startups en hyper croissance. Repas gratuits, vacances illimitées, coach sportifs, bureaux de rêve… Rien n’est trop beau pour accueillir des armées de collaborateurs en un temps record. Face à cette folie devenue le nouveau standard, comment exister quand on croit à quelque chose de différent ? Est-ce même possible ? Le test du Great Place To Work était l’occasion de répondre à cette question, alors même que nous venons de franchir le seuil des 80 collaborateurs.

Dans ce contexte, l’obtention de la certification avec un indice de satisfaction à 90%, très loin du seuil minimum nécessaire des 65%, résonne de manière bien particulière. Il répond sans équivoque à la question ci-dessus. Oui, il est possible de construire un environnement où il fait bon travailler sans céder à la pression « licornienne ».

Bien entendu, le cadre de travail, les principes de fonctionnement, etc. jouent un rôle important. Mais le point clé reste le recrutement. Nous ne recrutons que des personnes totalement alignées sur nos valeurs. Pas trois ou quatre mots écrits sur un poster, mais un set de valeurs très précis, qui combine des valeurs personnelles, des valeurs interpersonnelles, et des principes de travail. Nous ne baissons jamais la barre. Quitte à attendre des mois et à décaler notre croissance. Nous sommes maîtres de notre destin, la qualité des personnes prime sur tout. Car une entreprise où il fait bon travailler, que ce soit au bureau ou à distance, c’est avant tout une entreprise où l’on se sent bien, à sa place, au milieu des autres.

Notre projet n’a rien de facile. On utilise souvent l’image de la « face nord de la montagne ». C’est la voie que nous avons choisie. Car c’est celle qui nous motive chaque jour. Qui nous fait progresser, nous dépasser. Nous prétendons faire aussi bien, voire mieux, que les entreprises qui déploient des moyens financiers dix fois, cent fois supérieurs aux nôtres, et qui tentent d’écraser la compétition sans se soucier de la pérennité de leur approche.

Pour tous les entrepreneurs qui se posent la question : ce n’est pas parce que vous choisissez la voie de l’auto-financement que vous n’arriverez pas à rassembler des collaborateurs de talent. Ce n’est pas parce que vous ne rentrez pas dans la surenchère des « perks » que vos collaborateurs ne seront pas bien chez vous. Il y a bien d’autres moyens d’être une Great Place To Work. Il y aura toujours des gens pour préférer Terres d’Aventure à Costa Croisières.

Related articles